L'Hôtesse

1er Janvier 2018   ... en quelques mots, comment La Papinière est devenue un grand moment de ma vie !

                                                                                                                                                                        

Il y a une vingtaine d’années, par une très belle journée du mois de mai, je découvrais La Papinière, petite propriété au bord d’une rivière, la Sarthe, entourée de toutes parts de champs et bois à l’infini. De paisibles vaches paissaient en contrebas. La beauté bucolique de ces paysages dans une nature généreuse et préservée m’a immédiatement séduite.

Les bâtiments faisaient pitié : une vaste grange du XVème délabrée,  une sorte de pavillon-tour carré recouvert d’un enduit très gris, vestige d’un manoir du XVème,  dont je me rendrai compte plus tard qu'il a été en grande partie détruit et remanié au XIXème, puis colmaté avec force ciment ! 

Touchée par l'authenticité des lieux, j'ai eu envie de redonner aux bâtiments un peu de leur lustre d'antan ; ils méritaient bien de sortir de l'abandon et de l'oubli où ils sombraient. J'étais guidée aussi par cette aspiration à faire partager et apprécier ces lieux par un plus grand nombre de personnes,  un jour, lorsque la demeure serait restaurée !  Il n'y avait plus qu'à "y aller"!

 

J’avais trouvé là un havre de paix qui me rappelait les meilleurs moments de mon enfance à la campagne, d’abord au Chili où je suis née, puis dans la Drôme où j’ai eu la chance de passer quelques trop brèves années à mon arrivée en France.

Des années plus tard, j'allais retraverser l'Atlantique pour rejoindre le Canada (Toronto) où j'allais être accueillie comme immigrante. Très vite, des personnes inconnues chaleureuses, généreuses, allaient cependant m'aider à repartir vers des contrées lointaines, le Chili, la Patagonie. Des mois à parcourir l'Amérique, du nord au sud, en solitaire et la plupart du temps sans argent ! Mes Anges gardiens veillaient ! Ce fut une aventure riche, forte, qui allait à l'essentiel, au cœur des joies mais le plus souvent des drames : la pauvreté, la violence, la solitude ...

 

Retour un jour en France, à Paris, où mon "décollage" professionnel se fit rapidement en tant qu'hôtesse navigante où un court passage par Air France m’a amenée à acquérir avec de petits moyens un logement minable dans un quartier pittoresque, mais à l’époque sinistre, qui sortira plus tard de sa noirceur et de sa décrépitude : le Marais ! Dans un petit immeuble du XVIIIème, la restauration de ce lieu original sous les toits allait engendrer des moments hauts en couleurs et en densité de vie ! Il se passait toujours quelque chose ! Et en plus, j'avais attrapé le virus des vieilles pierres que je rêvais de "soigner" un jour dans un joli coin de campagne, comme la Provence !

 

Malgré mon désir et mes tentatives pour forcer le destin, cela ne s’est pas produit tout de suite. J’ai fait de grands voyages, en Asie, en Afrique (trop peu), en Amérique encore. J’ai pu recevoir par le biais de Ministères des jeunes étrangers qui découvraient la France. J’ai eu par un passage dans une Agence de Communication, le grand bonheur de faire des études de terrain un peu partout en France (parfois en Europe) sur des sujets les plus variés (politique, économique, culturel, de la santé, etc.) et de rencontrer ainsi encore et souvent des personnes remarquables, exemplaires,  par leur engagement, leur courage, leur talent. 

 

... et ce fut la Sarthe ! A La Papinière, l’aventure de la vie allait prendre une toute autre tournure : des années longues et difficiles à essayer de restaurer les lieux dans l'exigence et le respect des savoirs-faire ancestraux, avec de très petits moyens financiers d'autant plus "restreints" par mon éloignement du "monde", mais soutenue par des aides amicales, par la beauté du site et par cette certitude que La Papinière aurait un jour belle allure ! Encore quelques efforts et j'eus la surprise et la joie de recevoir en 2014 le Prix des Vieilles Maisons Françaises et du Conseil Général de la Sarthe, ainsi que le Label de la Fondation du Patrimoine, pour les travaux de restauration.

 

En 2017, La Papinière ouvrait enfin ses portes à des hôtes, inconnus venus de tous horizons. Portée par leur enthousiasme, je suis sûre d’être sur la bonne voie en continuant à proposer ce lieu exceptionnel à des hôtes mais aussi en l'ouvrant à des événements festifs, des mariages et autres inédits !

Avec ses vues sur la campagne environnante, ses lumières souvent reflétées par la rivière la petite propriété toute simple a peu à peu retrouvé de sa vitalité, même s'il reste encore à faire ! 

                                                                                                                                                

Exceptionnel par son charme et son authenticité, cet endroit respire la légèreté. Il exhale une infinie douceur et offre au visiteur l’âme et la profondeur des choses.         

                                                                                                                     

Bienvenue à La Papinière !

 

Bénédicte

  

Contact et Réservation

Bénédicte Hachette

e.mail : lapapiniere72@gmail.com

 Tel. 07 83 22 52 87